12 juillet : jour de libération fiscale
En 2008, ce n’est qu’à partir du 12 juillet que les Français cesseront de travailler pour le seul profit de l’État et pourront enfin bénéficier des fruits de leur labeur. Au total, l’État leur aura ponctionné 193 jours ! LA POMPE ÉTATIQUE
Six mois et demi de servage pour payer les dépenses des administrations publiques !
Selon les calculs effectués d’après notre source habituelle – l’OCDE –, cette année les dépenses publiques représentent encore 52,7 % du PIB.
Rapporté au calendrier 2008, ce pourcentage équivaut à 193 jours de travail pour chaque Français.
Nos compatriotes ne sont donc fiscalement libérés que le 12 juillet. Ce n’est qu’à partir de cette date, en effet, qu’ils peuvent commencer à travailler pour eux-mêmes.
Du 1er janvier au 11 juillet inclus, ils ont, au contraire, besogné exclusivement pour payer les dépenses de l’État et de la sphère publique.
Soit presque six mois et demi de servage !
Certes, les Français gagnent quatre jours par rapport à 2007. Mais depuis 1999, première année où les contribuables ont célébré leur libération fiscale, cette date libératrice est toujours tombée entre le 10 et le 17 juillet. En 2003, elle intervenait déjà le 12 juillet.
Il n’est pas de vraie baisse d’impôts sans baisse préalable des dépenses publiques !
LA PAUSE, PAS LA HAUSSE
Geler les dépenses pour libérer les contribuables !
Depuis 1982, le niveau des dépenses des administrations françaises dépasse la moitié du PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale que les Français créent chaque année par leur travail. Si, comme le demandait Contribuables Associés, les dépenses publiques avaient été gelées au niveau, déjà considérable, qu’elles atteignaient en 1999, les Français seraient aujourd’hui libérés le 21 mai.
Le gouvernement prétend vouloir baisser les dépenses publiques. Qu’attend-il ?
Les dépenses des administrations françaises peuvent et doivent être gelées au niveau qu’elles atteignent en 2008. Ce n’est qu’à cette condition qu’il sera possible de diminuer les innombrables impôts qui pèsent sur nos concitoyens et paralysent notre économie.
Rendre aux Français du pouvoir d’achat en baissant les impôts, c’est possible !
LA FRANCE EN QUEUE DE PELOTON
Parmi les pays développés, les Français sont toujours parmi les plus mal lotis !
Le constat ne change pas d’une année sur l’autre : de tous les pays développés, la France reste, après la Suède, celui où l’État est le plus glouton. Les Italiens sont libérés dix-sept jours avant les Français, les Irlandais avec plus de deux mois d’avance ! Et les citoyens des pays de la zone euro commencent en moyenne à travailler pour leur propre profit et celui de leur famille plus d’un mois avant les Français !
Certes, la Suède reste encore plus mal classée que nous : ses contribuables ne seront libérés que le 14 juillet. Mais, depuis plusieurs années, elle réduit progressivement ses dépenses publiques, ce qui n’est pas le cas de la France.
L’OCDE prévoit qu’en 2009, l’État scandinave sera au même niveau que nous ; et si les tendances actuelles se poursuivent, la France deviendra lanterne rouge dès 2010.
La véritable « exception française », c’est l’importance de la dépense publique !
UNE DETTE PUBLIQUE ACCABLANTE
Plus d’un an de travail pour rembourser la dette publique ! Même en spoliant les Français de plus de la moitié du fruit de leur travail, l’État ne parvient pas à financer en totalité la dépense publique. Faute d’équilibrer son budget, il doit recourir à l’emprunt. La dette publique s’accroît ainsi depuis plus de trente ans.
En 2008, selon les prévisions de bercy, elle s’élèvera à 1 209,5 milliards d’euros, soit 63,9 % du Pib, ou encore 234 jours de travail des Français. Encore ne s’agit-il que de la dette « officielle », qui ne prend pas en compte les retraites à venir des fonctionnaires – non provisionnées – que le rapport Pébereau chiffrait
à 1 000 milliards d’euros.
On arrive alors à 2 200 milliards d’euros au minimum, soit 415 journées de travail pour nos concitoyens – plus d’une année !
Ramener le budget à l’équilibre, c’est garantir l’avenir !





Pierre, merci pour ce rappel !
j'ai une incompréhension sur la différence entre "dépenses publics" et budget de l'état.
Tu nous dis que 53% du PIB, soit ~ 1000 Mds€ va dans les "dépenses publics". Mais, a ma connaissance le budget annuel de l'état (IS + IR + TVA + successions) est ~ 280 Mds€ ... c'est la quoi la différence
merci d'avance de ton éclairage